Face à l’insécurité persistante dans les zones d’exploitation, l‘inspection générale de mines opte pour une réponse structurée et musclée avec la création d’une Garde minière.
Annoncée le 27 avril 2026, cette unité paramilitaire, financée à hauteur de 100 millions USD, traduit une volonté claire de reprendre la main sur ce secteur stratégique en perte de contrôle en République Démocratique du Congo.
Derrière cette initiative portée par le président Félix Tshisekedi, se joue un enjeu majeur : restaurer l’autorité de l’État dans les zones minières, longtemps dominées par des réseaux informels et des circuits parallèles. Pour l’inspecteur général Rafael Kabengele, il s’agit avant tout de mettre fin à la fraude, renforcer la traçabilité et imposer une gouvernance rigoureuse.
Le projet prévoit une montée en puissance rapide : plus de 20 000 agents déployés d’ici 2028, avec une première vague de 2 500 à 3 000 recrues opérationnelles dès décembre 2026. Au-delà de la sécurisation des sites, la Garde minière aura un rôle clé dans le contrôle des flux de minerais, depuis leur extraction jusqu’à leur exportation, avec à terme le retrait progressif des forces armées actuellement engagées.
Soutenu par des partenaires comme les États-Unis et les Émirats arabes unis, ce dispositif révèle une stratégie plus large : transformer la sécurité minière en levier économique. Car en filigrane, l’objectif est de sécuriser les revenus, rassurer les investisseurs et repositionner la RDC comme un acteur minier crédible sur la scène internationale.
GODELIEVE CIBUABUA